Actualidad de la justicia social. Liber amicorum en homenaje a Antonio Marzal (2008)
Nikitas Aliprantis
Section: Sumario
Permanent Link:
http://vlex.com/vid/depassement-chretienne-chretien-orthodoxe-58814999
Id. vLex: VLEX-58814999
Acceda a este documento
y pruebe vLex GRATIS durante 3 días
Précisions liminaires. I. La «révolution» du Christ et sa méconnaissance. 1. La foi évangélique. 2. Pourquoi la méprise juridique et judiciaire? II. Le dépassement de l’esprit de droit. III. Le dépassement de l’idée de justice. 1. Le dépassement de la justice commutative. 2. Le dépassement de la justice distributive. 3. En particulier, la justice et le ‘Jugement dernier’. iV. remarques conclusives
Le dépassement de l’esprit de droit et de la justice dans la foi chrétienne. ProPos d’un chrétien orthodoxe.
Précisions preliminaires Au12 seuil de la présente étude, il importe de signaler qu’elle n’est pas dûe à la plume d’un théologien et qu’elle ne fait qu’exprimer la foi d’un fidèle orthodoxe, qui reflète un vécu existant et exprimé depuis les temps de l’église indivise jusqu’à nos jours. Si j’ose aborder ce sujet sur lequel il existe une immense bibliographie, c’est parce que la foi chrétienne a été trop souvent et trop longtemps prisonnière de l’esprit juridique et de la conception humaine de la justice, ce qui, à ma conviction, l’a profondément altérée et même déformée. Ceci non seulement a eu des conséquences néfastes sur le contenu de la foi et la conscience chrétienne, mais a aussi énormément contribué par le passé au rejet de cette foi dans les temps modernes, surtout dans l’occident chrétien. Il n’est peutêtre pas exclu que même aujourd’hui la foi chrétienne soit niée, lorsqu’elleest perçue essentiellement comme un ensemble de devoirs moraux provenant d’un Dieu législateur et juge, sévère distributeur de sanctions négatives, sur terre et à l’audelà. Ceci dit, il importe, pour éviter toute confusion ou malentendu, de préciser les concepts de base de la présente étude qui concerne la foi chrétienne en ellemême et n’est aucunement liée à des questions du droit canonique. D’abord, ‘l’esprit de droit’ renvoie au schéma bien connu de règles de comportement émanant d’une autorité législatrice, réelle ou supposée telle, et dont l’application entraîne des sanctions, surtout négatives, en cas de violation des règles et, le cas échéant, positives en cas de comportement conforme à cellesci. Par ailleurs, la notion de justice retenue ici n’est autre que celle communément entendue depuis Aristote, à savoir le fait de rendre à chacun ce qui lui est dû. Elle comporte, indépendamment des nuances et des divergences d’appellation et de classification, deux formes, souvent mélangées. La première exprime un rapport d’échange qui établit un équilibre et l’égalité de traitement et en ce sens elle est l’expression d’une réciprocité proportionnelle (justice dite commutative). La seconde (dite justice distributive) rend à chacun ce qui lui est du en réplique à un comportement humain jugé positif ou négatif et répartit proportionnellement des sanctions positives ou négatives. En parlant de la division du travail, Aristote insinue –on pourrait au moins le penser3– qu’il existe une troisième forme de justice qu’on pourrait appeler «justice sociale». A mon avis, il ne s’agit pas d’une catégorie à part mais de la justice qui résulte de la combinaison de la justice commutative et distributive. En ce qui concerne la théorie influente de John Rawls il est évident que le comp...
Try vLex for FREE for 3 days
Access legal information from Spain including:
Try vLex without any commitment for 3 days and see why you need it.
3
days of Free Access
If you are already a vLex customer, Access Here